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La feuille de route stratégique

PREMIERES ORIENTATIONS POUR LE CONTRAT DE PERFORMANCE

En moins de trois ans, le pôle des industries du commerce a permis la constitution d’un véritable portefeuille de projets de R&D (34 projets à fin octobre 2008) résultant d’un véritable travail collaboratif entre de grandes enseignes françaises de distribution, des PME et la recherche publique, démarche véritablement nouvelle si on se replace simplement en 2005, date à laquelle l’appel à projet national a été lancé.

En février 2006, lors de la constitution du pôle, ses instances de gouvernance avaient été amenées à se prononcer sur les axes de recherche à retenir. Quatre axes, déclinés en 19 thématiques de projets, avaient été validés : optimisation de la chaîne logistique, développement de la relation client, traitement de l’information et aide à la décision, développement des e-services.

Les projets ont été réordonnés autour de trois axes stratégiques : optimisation des processus - relation client et mobilité - nouveaux univers marchands, qui couvrent peu à peu les 19 thématiques initialement identifiées ; ils traduisent, de façon plus explicite, les facteurs clés de compétitivité des entreprises du commerce pour les années à venir.

I - Enjeux de compétitivité et technologies

Au cours des trois années écoulées, les projets menés par le pôle se sont concentrés très majoritairement dans le champ des TIC. L’apport des TIC restera bien évidemment prépondérant dans les projets à mener au sein de la filière des « industries du commerce », autant pour les enseignes que pour les entreprises de la filière, qui interviennent dans les fonctions supports. Quelques chiffres illustrent assez bien, dans ce secteur, les enjeux de compétitivité qui résultent du volume des informations à collecter, fiabiliser et exploiter ; à titre d’exemple, dans une grande enseigne d’hypermarché en France, c’est plus de 500 millions de personnes qui passent chaque année, 1 million de tickets de caisse qui sont générés par jour et plus de 5 milliards d’articles qui sont vendus.

La maîtrise de l’information restera en effet un enjeu central pour toutes les formes de distribution, avec deux dimensions transversales à prendre en compte : le développement international de la distribution française et l’avènement d’un commerce dit « ubiquitaire », concept dont le pôle a commencé le déploiement au travers de projets tels que ICOM, CAPPUCINO et U-SHOPPING…

On peut donc affirmer que ces trois axes continueront de guider la politique de R&D du pôle pour la période couverte par le « contrat de performance ». 

Le tableau joint en annexe 1 met en évidence, au travers des projets menés, les compétences scientifiques à mobiliser.  

Notre société et son évolution vont générer par ailleurs de nouveaux défis pour les « industries du commerce ». Des problématiques telles que le vieillissement de la population, l’importance croissante dans la consommation des questions de santé et de sécurité, l’impact d’un modèle dit « de développement durable » sur la consommation et les modes de distribution, etc…, mises en évidence par les récents travaux du « comité de prospective » du pôle, conduisent à explorer de nouveaux domaines de recherche tout en réfléchissant au positionnement le plus pertinent pour la filière. 

Dans ces nouveaux domaines et a fortiori dans le champ des TIC, la question des synergies avec d’autres pôles de compétitivité est capitale, des collaborations se sont amorcées sous différents formats :

  • Le forum ICTF,initié par PICOM à Lille en juin 2008 dans le domaine des « technologies sans contact », a réuni 10 pôles de compétitivité et accueilli 1000 participants. Ce forum a été construit dans le but de favoriser le rapprochement entre les pôles « offreurs et utilisateurs » de ces technologies. Cet événement sera reconduit annuellement dans la période du contrat de performance avec les deux pôles co-fondateurs SCS et MINALOGIC. 
  • La co-labellisation de projets : « DECARTE » avec le pôle MAUD - « ASICOM » avec NOVALOG. Un travail en profondeur sera réalisé au cours de la prochaine période triennale pour accroître le nombre de ce type de projets.
  • Des projets structurants : des discussions ont lieu avec UPTEX pour la constitution d’une plateforme commune d’innovation et avec I-TRANS dans le cadre du projet LMU.

S’agissant plus précisément de cette plateforme, le LIFL et l’INRIA mettent en oeuvre le projet PIRVI « plateforme interactions réalité virtuelle-images », dont il est envisagé qu’elle puisse constituer un premier plateau technique ouvert aux entreprises pour le prototypage de dispositifs innovants, ce qui serait une étape nouvelle dans la collaboration entre les entreprises et la recherche avec un premier champ d’application : « les espaces de vente intelligents », thématique supportée par le projet EVIRA dans le cadre des processus d’industrialisation du merchandising.

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II - Les Sciences Humaines et Sociales : de nouvelles compétences scientifiques à mobiliser

Ces collaborations seront d’autant plus facilitées que PICOM renforcera son positionnement singulier, qui s’exprime au travers d’une logique dominante dans le montage des projets et leur labellisation.

Dite « des usages », cette logique très structurante et très exigeante tire sa particularité et sa justification du fait que l’innovation relèvera, de façon croissante dans cette filière, de la création de services immatériels attendus par le consommateur et d’une personnalisation accrue de la relation-client.

Le pôle a tiré de cette démarche largement partagée par les entreprises et la recherchedeux grands axes de progrès et y voit également l’opportunité d’impliquer d’avantage les établissements d’enseignement supérieur des filières du tertiaire de la région Nord/Pas-de-calais :

  • Le premier tient à la nécessité, dans les « industries du commerce », d’une approche interdisciplinaire de la R&D. De nombreux projets visant à développer de nouvelles interfaces clients : VVU – U.BOUTIQUE, etc… soulèvent des questions majeures, qui relèvent directement des sciences humaines et sociales. Il est en effet indispensable de mettre en place un processus vertueux entre conception et usages, au travers de l’exploitation des résultats de l’expérimentation, en vraie grandeur et in situ.
  • Le deuxième met en évidence l’autonomie des SHS et de gestion dans les problématiques de recherche que soulèvent « les industries du commerce ». Il s’agit d’un enjeu d’autant plus important qu’en France, la recherche dédiée au secteur de la distribution est relativement absente. C’est pour cette raison que le pôle a développé ces deux dernières années plusieurs projets de recherche (8 projets à fin octobre 2008) et créé « un comité de prospective ». Le développement de cette recherche soulève néanmoins de façon critique la question du cofinancement des projets dans les domaines des SHS et de gestion.

Le pôle va devoir en conséquence faire évoluer ses structures de gouvernance : la composition de son « conseil scientifique et technologique », ainsi que le processus de labellisation des projets, devront être adaptés à cette évolution.

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III - Structurer et outiller la « logique d’usage »

Cette « logique des usages » agit de façon très structurante et transversale. Elle sera donc renforcée dans le mode de pilotage de la politique de R&D du pôle et, d’une façon générale, au travers de l’ensemble des actions d’animation, ce qui conduit à lancer et organiser deux démarches nouvelles au sein du pôle :

La prospective

L’organisation et l’animation d’une « démarche de prospective » au sein des « industries du commerce », constitue indéniablement une étape supplémentaire dans la coopération interentreprises ; elle est par ailleurs stratégique pour guider la politique de recherche du pôle.

Pour la mener à bien, il est nécessaire de doter les membres du « comité de prospective » d’un vocabulaire, de concepts et d’outils méthodologiques communs. De même, sera t-il nécessaire de conduire une réflexion pour trouver des temps d’échange, de partage et d’appropriation des travaux qui seront menés par ce comité, entre l’ensemble des acteurs du pôle.


L’observation des usages

Le pôle sera également amené à proposer et à développer des outils méthodologiques et un processus afin d’accompagner les porteurs de projet dans des démarches d’innovation, de conception et d’expérimentation, mettant « les usages » et «le consommateur » au cœur des préoccupations. Cette infrastructure, dénommée en l’état actuel des réflexions « observatoire des usages », constituera l’un des trois projets structurants que le pôle souhaite développer dans le cadre du contrat de performance.

Il est important de souligner que ce projet ouvre des perspectives plus larges :

  • Le projet sera proposé à l’obtention du label « LIVING LABS », un réseau sur lequel l’Union Européenne s’appuie pour amplifier l’innovation et le développement des TICs.  
  • Le CPER a retenu un projet porté par l’USTL et l’INRIA pour la création d’un campus interdisciplinaire de recherche et d'innovation technologique en intelligence ambiante, avec lequel des collaborations pourront être menées pour lancer des projets de recherche.

IV - Un plan sectoriel pour les PME

Le pôle n’est pas resté inactif afin de favoriser l’accès des PME aux projets et leur ouvrir l’opportunité d’établir des liens avec les grands donneurs d’ordre que sont les enseignes de distribution. 27 PME sont adhérentes au pôle et 23 ont participé à des projets collaboratifs. Cela a donné lieu par ailleurs fin 2007, à l’organisation d’un forum des PME innovantes qui sera reconduit annuellement et au lancement en 2008 d’un appel à projets spécifique dans le cadre de la plateforme régionale « j’innove », dont les résultats sont attendus tout début 2009.

Les collectivités locales partenaires (LMCU et Conseil régional) sont très engagées dans le développement des PME. C’est pour accompagner cette dynamique territoriale que le pôle proposera, pour les trois années à venir, un plan sectoriel d’accompagnement à l’innovation, dans le cadre du « plan 2000 PME » du Conseil Régional Nord/Pas-de-Calais.

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A N N E X E S 

Annexe 1 :     Laboratoires de recherche impliqués dans les projets de R&D du pôle.

Annexe 2 :     Fiche thématique 1 « optimisation des processus et des outils de la connaissance »

Annexe 3 :     Fiche thématique 2 « nouveaux univers marchands »

Annexe 4 :     Fiche thématique 3 « mobilité et relation client »

Annexe 5 :     Fiche thématique 4 « sciences humaines et sociales » et « sciences de gestion »

Annexe 6 :     Plan d’action pour l’animation du pôle des industries du commerce en 2009

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Annexe 1 

Laboratoires de recherche impliqués dans les projets R&D du pôle

Compétences intéressant le PICOM Projets concernés

Laboratoire d'Informatique Fondamentale de Lille (universités de Lille & et 3, CNRS, INRIA) 

 

 

Equipe GRAPPA (projets INRIA MOSTRARE et SEQUEL)  

Apprentissage, prévision, 

VVU, A27 

FOX-MIIRE 

Recherche et traitement des Images Video : indexation, description,structuration 

 ANAXA-VIDA

GRAPHIX (projet INRIA ALCOVE)  Simulation et modélisation 3D, nouvelles interfaces virtuelles

FEEL-TACT,
U-BOUTIQUE GOAL (projet  INRIA ADAM)  

  

 GOAL (projet INRIA ADAM)  

 Développement de méthodes et plateformes pour produire les grands logiciels

 

CAPPUCINO 

NOCE 

Nouveaux Outils pour La Coopération et l'Education, apprentissage et technologies éducatives 

P-LEARNET 

RD2P (projet INRIA POPS)  

RFID, Intelligence ambiante, Objets mobiles communicants 

ICOM, DECARTE 

LEEP (Université de Lille1, Ecole Centrale de Lille, ENSAM, HEI) 

Electrotechnique, commande moteurs…Retour d'effort et simulation sensorielle, touche 

 FEELTACT 

 LAGIS (Ecole Centrale de Lille, Université de Lille1, CNRS)

Optimisation, machines intelligentes 

COLIVAD, IGUIDE 

LIGL (Ecole Centrale de Lille) 

Système d'information et ingénierie de la conception, Business Process Management, Interopérabilité 

 ASICOM, GOCD

 IEMN (Université de Lille1, Université de Valenciennes, ISEN, CNRS)

Microélectronique et nanotechnologies, télécommunications 

  DECARTE

Département Informatique et Automatique[A1]  (Ecole des Mines de Douai)

Analyse de comportements par vision, apprentissage, modélisation de processus pour l'analyse et le suivi, ingénierie et réingénierie de systèmes distribués 

 ANAXA-VIDA, VVU, U-ROBOT

LGI2A (Université d’Artois) 

Logistique : pilotage des systèmes complexes 

ASICOM 

LAMIH équipe ROI (UVHC, CNRS) 

Recherche opérationnelle, Optimisation et Informatique 

COLIVAD 

 CERIM et EVALAB (Université de Lille2, CHU Lille)

Informatique médicale, usages. 

 P-LEARNET

 Télécom Bretagne (Institut Télécoms, CNRS)

Informatique, documents adaptatifs, mobile learning… 

P-LEARNET 

 IT Paris Sud (Institut Télécoms, CNRS)

Informatique context-aware 

 P-LEARNET

 IMS (Université de Bordeaux )

Supervision et la conduite des processus complexes et hétérogènes 

ASICOM 

 Equipe de recherche en Marketing (IESEG, Fédération Polytechnique de Lille)

Analyse des comportements de vente en magasin 

 EVIRA

Lille School of Management Research Center

(ESC Lille)  

Marketing : Consommation & Distribution 

ETHNOS, VIP, VVU 

 Organisation et efficacité de la production (Université de Paris Est - Marne la Vallée)

Marketing quantitatif, Responsabilité sociale des entreprises, Commerce équitable, Services, Innovation 

 ETHNOS

 Théma (Université de Cergy Pontoise, CNRS)

Concept du Nous, concept de soi, comportement du consommateur, éthique et communication, consommation ethnique 

 ETHNOS

 Prism (Université de Paris 1 Panthéon Sorbonne)

Interactions sociales et stratégies marketing, Modèles de persuasion en comportement du consommateur, Performance et éthique de l’entreprise 

 PULSE

LEM (Université de Lille1, Université Catholique de Lille, CNRS) 

Relation client, fidélisation des clientèles, satisfaction et réclamations ainsi que la valeur client, spécialiste des méthodes quantitatives de traitement des bases de données marketing 

 VIP

 CEREGE (Université de La Rochelle)

Marketing, Système d’Information, Gestion des temps et des âges 

VIP 

 LESTIC (Université de Bretagne Sud)

Senior marketing, Marketing mémoriel (nostalgie), Communication publicitaire, Comportements du consommateur 

 SCOD

 Equipe InterACt (EDHEC Lille)

Logiques d'usages, valeurs et bénéfices de consommation, Appropriation, résistance et création de valeur, Management de la marque dans une perspective d'interaction, Design et interaction, Le management de la relation consommateur dans une perspective d'interaction, Modèles de stratégie marketing et interaction, Marketing et management du risque et des crises et interaction 

 TECH'ODYSSEY, EVIRA

 

Annexe 2 

1.     Axe thématique « Optimisation des processus et des outils de la connaissance »

Le commerce va s’établir en tous lieux, à tous moments, via tous types de terminaux dans un continuum relationnel que nous appelons commerce ubiquitaire. Ce développement s’établit dans un monde de plus en plus concurrentiel où la maîtrise des coûts, de la conception des produits à la chaîne logistique amont et aval, est indispensable.  

Dans ce contexte, les Industries du Commerce considèrent que :

  • l’optimisation des processus permettant de gagner en réactivité et en fluidité, dans ses organisations, dans la logistique et la gestion des flux marchands, mais également autour des problématiques de la livraison au client, est un enjeu primordial ;
  • l’amélioration et l’adaptation des outils de la connaissance des clients et de l’environnement commercial, pour être en capacité d’établir la bonne proposition commerciale au bon moment, à la bonne personne, au bon prix et via le bon canal, est un autre enjeu crucial. 

1.1 Objectifs technologiques & scientifiques

1.1.1     Recherche appliquée sur l’optimisation des ressources pour la logistique amont et aval de la distribution : appro et livraison

  • Le transfert et l’application pratique en milieu industriel des modèles théoriques se heurtent encore à de réelles difficultés ou sont inadaptés à la complexité terrain. C’est notamment l’un des enseignements issus du projet COLIVAD (optimisation des ressources et de l’organisation de la livraison des COLIs en VAD).
  • La gestion des approvisionnements, le cross-docking, la rotation rapide des stocks, la mondialisation des marchés,… impliquent une réflexion sur de nouveaux outils de prévision basés sur des critères et des événements endogènes et exogènes de plus en plus nombreux et variés, voire inconnus. Des premières applications basées sur du machine-learning (INRIA-CNRS) ont été proposées et seront étendues.
  • La compréhension et la mise en œuvre de technologies sans contact pour l’optimisation des process et de la traçabilité seront poursuivis, en visant la recherche de solutions industrialisables et économiquement satisfaisantes. Dans ce cadre, nous pensons notamment au développement de projets autour de la RFID.

1.1.2     Recherche exploratoire autour de la business intelligence multicanale 

La multiplication des points de contact clients-enseignes et la multicanalité, vont générer de plus en plus de données qu’il faudra être en mesure de stocker, manipuler, et analyser pour définir des actions en temps réel.

Dans ce cadre, la fouille de données et le datamining distribué sont des pistes de recherche envisagées dans des projets comme DOG (Datamining and services On Grid) par exemple. L’usage des outils du web sémantique sera exploré et la création d’ontologies[1] de la distribution sera une innovation importante pour la filière.

Cette « business intelligence multicanale » pourra s’adosser à la plateforme issue du projet ICOM (Infrastructure pour le commerce du futur) labellisé par le pôle, qui permet de détecter, filtrer, collecter et traiter les événements ubiquitaires.

 1.2        Ecosystème

1.2.1     Création d’expertise autour de la production logicielle et notamment des applications pour mobile

Conformément à la définition du commerce ubiquitaire, les contenus commerciaux diffusés sur les terminaux mobiles communicants, par les enseignes et les marques, seront dépendants du contexte, de l’environnement et de l’utilisateur qui en fait l’usage. Il sera nécessaire de disposer d’un réseau de prestataires efficaces dans la conception et le développement d’applications ubiquitaires ou « context-ware ». Le projet Cappucino labellisé par le pôle, visant à proposer une véritable usine à logiciels context-ware sera un point d’appui pour ces entreprises.

1.2.2     Développement d’expertise des entreprises expertes en solutions prédictives

L’accompagnement des entreprises de distribution quant à l’innovation en termes de prévision des ventes, des approvisionnements, des implantations, etc… sera nécessaire. Nous nous attacherons au rapprochement des attentes des distributeurs et des offreurs de services, afin qu’ils proposent des modèles et des solutions adaptés aux organisations modernes.

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Annexe 3 

2.     Axe thématique « Nouveaux Univers Marchands » 

2.1        Objectifs technologiques et scientifiques

2.1.1     Création d’une plate-forme de recherche, de formation et d’études 

Cette plate-forme sera :

  • une marche intermédiaire entre les études amont conduites par les laboratoires de recherche et la mise en place dans les magasins, pour les projets autour des nouveaux univers marchands, de la réalité augmentée, de l’imagerie numérique, des IHM innovantes, des moteurs de recherche et ce en partenariat avec la recherche : Université Grand Lille, INRIA, Institut du Sensoriel, etc… ;
  • un lieu pour présenter et expliquer les innovations et également pour former aux différentes technologies émergentes qui seront mises en œuvre dans les magasins, car les entreprises se doivent de diffuser et de disséminer - en et hors entreprise - les innovations qu’elles proposent.

2.1.2     Création d’un « observatoire des usages »

  • le prototypage des modèles de laboratoire doit pouvoir être confronté à des panels d’utilisateurs pour les valider dans une démarche de co-création et de co-design. Cette plateforme sera un lieu d’observation, de compréhension et de mesure des usages. Ce sera également un lieu pour faire des pré-tests avant le passage à la phase industrielle.
  • la mise en œuvre de dispositifs innovants ou faisant appel à des technologies innovantes implique des parcours clients nouveaux, qu’il faut valider. C’est aussi la possibilité de proposer des offres nouvelles ou des assortiments différents. Cet observatoire permettra de tester la pertinence de l’offre commerciale et sa cohérence entre différents dispositifs.

2.1.3     Développement de la collaboration avec d’autres entités autour des verrous relatifs à la conception, à la modélisation et à la simulation 3D 

Le développement de l’usage de la 3D dans la représentation des produits est freiné par les coûts de réalisation, car l’automatisation n’est pas encore possible. Le pôle a initié des travaux avec les laboratoires publics (INRIA, IRCICA) et la recherche privée (Dassault System), qui seront poursuivis et accélérés en collaboration avec les pôles Cap Digital et Systematic.

La difficulté se trouve à 2 niveaux :

  • industrialisation de la représentation 3D, à l’heure où les collections de Prêt à Porter changent toutes les 4 semaines.
  • modélisation des produits 3D en mouvement ; par exemple la possibilité de faire porter par un mannequin qui défile, tel ou tel article d’une collection, représente une difficulté majeure car seule la réalisation manuelle est possible à ce jour.

2.2  Ecosystème 

Emergence d’un cluster de PME compétentes en production et diffusion de contenus commerciaux interactifs multi-supports 

Le développement et l’interaction des dispositifs de vente réels et virtuels nécessiteront des compétences spécifiques maîtrisant les systèmes de création, de production et d’interaction humain-machine. Dans ce cadre, les industries du commerce devront pouvoir compter sur un cluster d’entreprises spécialisées dans ces domaines. Le nombre et la compétence des PME comme Idées3Com, VB2S ou 3D-DUO, présentes au sein du pôle, seront à renforcer. Les relations avec le pôle régional « Image », avec les entreprises du jeu vidéo comme Ankama ou les partenaires du serious game, seront confortées.

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Annexe 4 

3.     Axe thématique « Mobilité et Relation Client »

3.1        Objectifs technologiques et scientifiques

3.1.1     Modélisation de contexte pour les applications

Définir la notion de contexte devient de plus en plus importante dans les environnements nomades et ouverts. Un objectif majeur de ce domaine consiste dans la caractérisation du concept de contexte, pour permettre de distribuer l’information la plus pertinente, au bon moment, sur le bon mobile. Cette définition est encore floue à ce jour et nécessite des travaux pour l’identifier et la caractériser et ensuite l’intégrer dans les plateformes de développement de logiciels.

3.1.2     Géo-localisations mixtes sans couture

Le passage sans rupture entre différents dispositifs de localisation est un défi technologique pour permettre la continuité de services, élément clé du commerce ubiquitaire. Des enjeux technologiques, voire scientifiques, se présentent à nous dans ce domaine.

3.1.3     IHM mobile : pour dispositifs nomades et ubiquitaires

Le développement des services sur mobile va embarquer des données de plus en plus riches et complexes à manipuler sur les terminaux multimédias mobiles. De plus, il faut prendre en compte les possibles handicaps situationnels ou réels des utilisateurs. Dans ce cadre, la recherche exploratoire sur des dispositifs innovants de communication et d’échanges interactifs entre le consommateur et la marque sera permanente. Le projet P-Learnet, qui explore ce terrain dans une perspective de formation et d’assistance, est pour le pôle une première étape.

3.2  Ecosystème

3.2.1     Appui au développement d’un réseau d’entreprises partenaires

Un écosystème propre à accompagner et conseiller les enseignes de distribution dans leur appréhension et leur développement vers le commerce ubiquitaire est nécessaire et fondamental.

Le pôle s’attachera à créer en région cet écosystème, à l’instrumenter, à le fédérer et le promouvoir. De nombreux emplois à valeur ajoutée sont à la clé. Des PME du pôle (IP4U, Keyneosoft, StoreXperience, Artificial Solutions, Nomadoo,…) composent déjà un premier cercle, sur lequel nous nous appuierons. 

3.2.2     Projet Structurant LMU

LMU est un projet de métropole ubiquitaire. Avec le projet U-shopping, qui en sera l’un des premiers maillons, il s’agit d’explorer une nouvelle forme d’animation de territoire ‑ un parc d’activités commerciale, une rue ou un quartier commerçant ‑, en s’appuyant massivement sur les nouvelles technologies et notamment les dispositifs nomades localisés. De nouveaux usages seront proposés et inventés avec les clients. Un nouveau marketing inter- enseignes pourra être imaginé. Les technologies y trouveront des finalités non encore explorées.

Ce projet sera plus qu’un living-lab, puisqu’il proposera en version industrielle des nouveaux services à valeur ajoutée, propres à modifier les expériences d’achat des utilisateurs.

Avec LMU, le commerce du futur se dessinera concrètement et favorisera l’évolution de toute la filière des industries du commerce. En ce sens, la région Lilloise sera une référence et concourra à attirer de nouvelles compétences individuelles et collectives sur le territoire. Le PICOM pourra contribuer à organiser et identifier les secteurs industriels clés à promouvoir dans la filière.

Au delà de la métropole Lilloise, territoire des premières expérimentations, c’est le développement d’une plateforme commune aux distributeurs pour un déploiement international qui est visé.

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Annexe 5 

4.    Axe thématique « Sciences Humaines et Sociales »  et « Sciences de Gestion »

L’évolution des structures familiales, la gestion du temps, l’appropriation des technologies, les nouveaux arbitrages budgétaires des ménages... tous ces facteurs impactent les comportements de consommation. Les éléments socio-économiques et la façon dont évolue notre société représentent donc des enjeux majeurs qu’il convient d’anticiper et d’analyser.

Dès l’origine, le Pôle Industries du Commerce a intégré cette dimension, en associant la recherche en sciences de gestion et en sciences humaines et sociales (cf. tableau des compétences) à des projets collaboratifs, sur différentes problématiques (qui sont rappelées ci-dessous).

Dans la prise en compte de ces éléments, deux cas de figure sont à distinguer :

  • les projets dont l’objectif est d’apporter des éléments de connaissance et une vision prospective sur une problématique socio-économique (comportement d’un segment de population, étude du pouvoir d’achat...). Exemple : ETHNOS, SCOD
  • les projets en support aux projets technologiques (appropriation des technologies, comportement multicanal...). Exemple : le projet Shopping Moods viendra en support du projet technologique EVIRA.

Au cours de ces deux dernières années, le Pôle a lancé des projets de recherche et identifié 3 orientations de recherche :

Contexte et enjeux des différents canaux dans un contexte multicanal 

Ce thème vise à mieux comprendre les comportements des individus (TECH’ODYSSEY), la gestion de la force de vente (PULSE : Perception et Utilisation du Site Internet de l’Enseigne par les vendeurs en magasin) et les fonctions des canaux et les synergies entre eux (AMAM : Application du MArketing Mobile).

Gestion de la relation client :

Ce thème intègre de nombreux concepts comme la fidélisation, la confiance, les services différenciants..., l’objectif étant d’optimiser le lien avec le client.

Les premiers projets lancés concernent :

  •  les services qui, demain, créeront de la valeur ajoutée pour le client (VIP)
  •  l’environnement sensoriel (mix couleur, musique, odeur...) dans le point de vente (SHOPPING MOODS).

Evolutions sociologiques et comportementales 

Ce thème s’intéresse aux évolutions sociétales et comportementales, l’objectif étant de mieux cerner :

  • les comportements de consommation d’un segment de population spécifique (ETHNOS, SCOD)
  • les facteurs socio-économiques influençant les comportements de consommation (arbitrages budgétaires des ménages, évolution des valeurs).
  • De nouvelles problématiques sont apparues au travers des travaux menés par le Comité de prospective (soulignées dans le cadre de la feuille de route stratégique). Il conviendra d’en préciser les enjeux, pour pouvoir lancer de nouveaux projets dans le cadre du contrat de performance.

    De façon à dynamiser les projets de R&D dans le domaine des SHS et des sciences de gestion, des actions structurantes devront être menées :

Organisation chaque année des journées de recherche en marketing (faisant suite à une première initiative conduite en juin 2008). Ce forum réunit enseignants-chercheurs, doctorants et professionnels de la distribution, pour : 

  • favoriser la diffusion des résultats des travaux de recherche
  • promouvoir de nouveaux axes de collaboration.
  • Ce forum sera progressivement porté à une échelle européenne. 

Le développement en France d’un réseau doctoral qui répond au constat suivant :

    Il y a un véritable enjeu à mener ce type d’action, car la situation de la recherche doctorale dans ce domaine est préoccupante. La 1èrejournée de recherche en marketing a permis de faire les constats suivants :

  • le nombre de thèses soutenues est faible, soit en moyenne 5 thèses/an (a contrario, 120 thèses sont soutenues par an en sciences de gestion)
  • la production doctorale française est concentrée uniquement dans 3 centres de recherche (Rennes, Dijon et Aix)
  • aucun centre de recherche n'atteint une taille critique à l'échelle européenne.